La discipline positive

Ah… c’est vrai qu’on n’a pas encore abordé le sujet !

Alors, la discipline positive, kesako ?

Et bien si vous ne connaissez pas encore, la discipline positive ou bienveillante est une discipline plus respectueuse de l’enfant qui prend en compte les comportements de celui-ci mais aussi son opinion. C’est une éducation dont les piliers sont fermeté et bienveillance en passant par la non-violence physique.

Cette discipline prône le respect de l’enfant et la recherche de solutions et de méthodes pour comprendre et analyser ses comportements. Elle passe entre autre par des encouragements justifiés et descriptifs et par l’ empathie ;  en englobant les  émotions et en cherchant à les reconnaître et à les gérer.

Aujourd’hui, j’aimerai attirer l’attention sur les gens qui critiquent ouvertement l’éducation positive.

Bon… j’en vois venir avec leurs gros sabots. Oh non… encore une qui croit tout savoir et mieux éduquer son fils que les autres.

Et bien sachez que si j’ai décidé d’élever mon fils de cette façon ce n’est pas pour autant que je trouve cette méthode parfaite. Croyez- le ou pas mais c’est un véritable challenge de tous les jours et on culpabilise souvent de ne pas avoir réussit à garder son calme.

C’est là je pense le plus dur dans cette discipline : ne pas se faire d’auto critique. Car on sacrifie beaucoup de notre temps et on s’implique à fond pour faire au mieux.

Non, nous ne sommes pas plus intelligents, ou hautains parce que nous avons choisis l’éducation positive. Et parfois quand des gens me vois réagir dans la rue quand je suis au bout du rouleau, ils doivent sans doute se dire que je suis loin d’en être une adepte !

Ca m’arrive de hurler et de péter les plombs comme nous tous.

Ceux qui n’ont pas choisis ce type d’éducation sont contents de le crier haut et forts sur les toits : « moi je lui donne des fessés quand il en a besoin, la fessée ça fait partie de l’éducation ».

Par contre, nous, les parents qui avons choisis la discipline positive devons presque nous cacher et raser les murs car si quelqu’un l’apprend on devient vite le parent qui cède tout et qui parle avec une vois mielleuse à son fils et qui va en faire un grand frustré plus tard quand il comprendra que tout ne tourne pas autour de lui dans la vie.

A tout ceux-là, j’ai envie de leur répondre : ne vous arrêtez pas au nom de cette discipline. Effectivement, le terme est très mal choisi. Il faudrait le rebaptisé Education empathique ou un terme approchant.

Avec ce terme d’éducation positive les parents qui n’y adhèrent pas se sente mal à l’aise en se disant que leur approche aussi est positive à leurs yeux même si ce n’est pas la même. Et le terme éducation bienveillante utilisé aussi très souvent peux paraître injuste auprès des parents qui ont choisis l’éducation traditionnelle car ils se sentent tout aussi bienveillants vis-à-vis de leurs enfants.

J’ai aussi envie de vous dire, qu’avant de critiquer et de se faire des idées, avez-vous vraiment approfondis cette discipline basé sur le livre de Jane Nelsen :

En connaissez-vous les principes ? Non, il ne s’agit pas de parler tout doucement comme un débile, ou d’expliquer à son enfant que « ouhlala, c’est pas bien de faire ça ». Ou bien encore de laisser son enfant se dire : bon bah je peux faire ce que je veux, de toute façon, j’aurai pas de fessée !

Non, non et non… il faut arrêter de juger cette éducation vraiment très dure à maîtriser pour en faire une apologie de l’enfant roi. Ca n’a absolument rien à voir.

S’il y en a que ça ne dérange pas de donner des claques ou des fessées à leurs enfants pour les faire obéir et pour être tranquilles et bien je vous avoue que moi, je ne pourrais jamais m’imaginer mettre une claque sur le visage de mon fils. Après je ne dit pas que ça n’arrivera jamais (on ne sait jamais comment peux finir un bon pétage de plombs !!!)

Mais en tout cas, ce ne sera pas la première idée qui me viendra en tête pour calmer les esprits.

Alors soit, quand on les tient d’une main d’acier, ils ne bronchent plus, ça file droit et on peut enfin se reposer sans lutter sans cesse. Mais à quel prix ? Ne vous rappelez vous pas quand vous étiez enfant le vif sentiment d’injustice qui vous habitait si souvent. L’enfant n’as pas son mot à dire et c’est comme ça. On dirait presque qu’on lui prend son droit d’être humain. Tu n’as pas droit à la parole et tu fais ce que je te dis même si tu trouve çà injuste et que tu ne comprends pas. Et si vous preniez le temps de lui dire « non : parce que… ».

Donneriez vous une claque à votre frère ou un ami proche parce qu’il refuse votre point de vue et refuse de faire ce que vous lui demandez même si vous savez que c’est ce qu’il y a de mieux pour lui ? Non !

Donc, il faut respectez les enfants au même titre que les adultes. Ce que vous ne feriez pas à un adulte, il ne faut pas le faire à un enfant non plus…

Vous n’êtes peux être pas au courant mais les enfants ont des droits et même une journée qui leur ai consacrée : le 20 Novembre…

Vous pouvez tous les retrouver et les télécharger sur le super site de Hoptoys :

Ce qui m’exaspère le plus, c’est que ce sont souvent des gens sans enfants qui se permettent de juger alors qu’ils n’ont aucun moyen de savoir ce que c’est d’élever un enfant au quotidien !

« C’est bon, j ’ en suis pas mort diront la plupart et ça m’as même fait du bien ! »

Grand bien vous fasse mais je ne pense pas que ce soit vrai… et si vous n’avez que la violence pour éduquer vos enfants quelque part, je pense que quelque chose ne va pas.

Cela ne fait que leur apprendre que lorsqu’on ressent des émotions, on n’a surtout pas le droit de les exprimer et que si on n’est pas d’accord et bah on a le droit de frapper sur l’autre. Et qu’en général on peut à peu près tout régler par la violence. Je ne pense pas que ce soit le bon exemple à montrer…

Pour moi, mettre une fessée c’est lorsqu’on n’a plus rien, qu’on a tout tenter et qu’on se défoule sur l’enfant parce qu’on n’a pas trouver d’autre solution. La fessée c’est l’échec de l’adulte…

De plus, je rappelle que la fessée est dorénavant interdite en France depuis le 29 Novembre 2018 et la loi interdit toute violences éducatives ordinaires

Tout passe par les émotions. Apprenez leurs déjà à reconnaître et gérer les émotions et faîte de même pour vous. Les deux vont de paires.

Je ne veux enfoncer personne, c’est ma vision à moi et je sais à quel point ça peut être compliqué au quotidien de ne pas frapper.

Il m’arrive parfois d’avoir honte de penser que la veille j’avais envie de frapper Bouille d’amour et que je lui en voulais tellement. Mais j’arrive toujours à me rassurer en me disant que je ne l’ai pas fait. Et que ce n’est qu’un enfant ! Je ne peux pas lui demande le même discernement et détachement qu’un adulte.

Souvent, on me demande mais comment tu fais :

Eh bien, souvent je m’isole ou je fais des exercices de respiration. Sinon, il m’arrive aussi de m’enfermer dans une autre pièce quelques instants. Et souvent, quand je sens la moutarde me monter au nez, je préviens Bouille d’amour que je suis fatiguée et que je commence à me sentir très énervée et que je vais sans doute finir par crier alors que j’ai plutôt envie de passer un bon moment avec lui. Ou j’attire son attention sur autre chose.

Bref, il y a pléthore de techniques pour éviter la fessée mais… si on le veut vraiment. Si vous cherchez juste à avoir la paix le plus rapidement possible, effectivement, la fessée est la solution adéquate.

Il n’y a pas que la discipline autoritaire qui vous permettra d’obtenir des résultats et aujourd’hui les neurosciences le prouvent mais même avec cette preuve la plupart des gens s’obstinent !

Je vous proposerai très bientôt des idées pour allier autorité et bienveillance.

En attendant, si vous voulez vraiment vous renseigner sur les disciplines alternatives, voici une liste non exhaustive d’ouvrages qui vous montreront la voix (et vous n’avez pas besoin de les acheter, la plupart doivent certainement être disponibles dans votre médiathèque).

Vous avez bien sûr le livre de Jane Nelsen cité plus haut, mais aussi :

Pour une enfance heureuse de Catherine Gueguen


Pour une enfance heureuse
de Catherine Gueguen


Au cœur des émotions de l’enfant
d’Isabelle Filliozat

Vous avez aussi pleins de pistes sur le site de l’OVEO (Observatoire de la non violence éducative ordinaire)

Et voici le lien vers le film : Même qu’on naît imbattables , qui sort petit à petit dans plusieurs salles en France.

J’espère vous avoir montré que vous avez le choix !